Savoirs Perdus

BAM

La Philosophie profonde de BAM

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J'apprécie beaucoup la quête intellectuelle et spirituelle de Patrice Pouillard, je publie ici son post du 18 avril 2020. Avec tous mes remerciement à lui.


Bonjour à tous,

J'espère que vous allez bien en cette période particulère que nous traversons.

Comme on aurait pu s'en douter, cette pause mondiale d'un système depuis trop longtemps sous tension, nous pousse collectivement à réfléchir, nous les occidentaux au sommet de notre puissance, les possesseurs et "maîtres" de la force nucléaire, mis à genoux par un virus.

"On a le droit d'être surpris, mais le devoir d'être prêt" a très justement dit un jour Bonaparte. On en est loin. Ce puissant coup de projecteur sur les failles et les véritables priorités de notre système, sur les dangers de cette course effrénée vers toujours plus de profit, quoi qu'il en coûte, nous fait comprendre ce que notre monde pourrait devenir si on n'y prend garde : celui dépeint entre autres dans le film Rollerball, chef d'oeuvre de Norman Jewison sorti en 1975, qui n'a cependant jamais autant été d'actualité… vous serez surpris en le revoyant.

 

Affiche film Rollerball

 

La question n'est pas de détruire notre système comme le souhaitent certains groupes contestataires extrémistes, aussi bien populaires que des "sectes" économiques, politiques ou religieuses, grotesquement convaincues, en détournant le sens profond de cette maxime alchimique, que du chaos naît l'ordre.

Cette insatiable course au profit dans tous les domaines coûte très cher à ceux, loin de notre regard, que j'ai pu croiser lors de tous mes voyages, du Pérou à l'Égypte, en passant par l'Inde, le Cambodge… et maintenant la Grèce, phare de la pensée à laquelle nous devons tant : la voir sombrer si bas a été pour moi un véritable choc… entièrement dépecée par des investisseurs rapaces, s'abattant comme des vautours pour faire les "affaires du siècle", et ce dans la quasi indifférence de nos media, une fois de plus… dès fois qu'on comprenne trop vite le destin qui nous attend, car comme un cancer, ces investisseurs rapaces et dénués d'empathie pour le genre humain, ne s'arrêteront que lorsque tout sera mort.

La liste s'allonge chaque année de ces pays victimes de cette prédation économique, dangereuse pour notre avenir et celui de nos enfants, ainsi que pour ceux de l'Humanité à venir, à laquelle on est supposé rendre la Terre au moins dans le même état qu'on l'a trouvée en arrivant. Loin de moi l'idée de jouer au prophète de mauvaise augure, mais ce n'est pas en continuant ainsi que la situation risque se régler, avec des "élites" qui délitent à grands pas depuis un sinistre 11 septembre qui nous a tous si profondément choqués - j'étais devenu papa pour la première fois depuis trois semaines et il était trop tard pour le rapporter à la maternité - et qui par leurs agissements inconséquents ont fait l'éclatante démonstration de leur incurie crasse en matière de politique, impuissante ou complice aux mains des marchés, tant ce que nous subissons devient de plus en plus grave à tous points de vue - faites donc la liste depuis cette date des événements, on n'a pas vraiment eu le temps de s'ennuyer - mais de leur extraordinaire talent à faire main basse sur les acquis et réalisations grâce à des siècles d'efforts, de durs labeurs et de sacrifices de nos aïeuls, pour permettre aux générations suivantes de vivre mieux.

Ce système dont on parle souvent, n'appartient à personne : il est une sorte d'entité transcendant l'humain, présente avant notre naissance et qui le sera encore, on l'espère pour nos enfants, après notre mort. Car son effondrement pourrait avoir des conséquences dramatiques que nous ne sommes selon moi collectivement pas prêts à supporter, alors qu'en agissant de l'intérieur, nous pouvons assurément espérer un jour le rendre plus juste et plus équitable.

Lors de mon précédent voyage en Inde, j'ai mis en garde l'un de mes associés qui allait découvrir ce grand pays :

"- Attends toi à prendre une claque, Alex.

Le soir du deuxième jour, les yeux embués, il me confiait :

- C'est pas une claque, Patrice, c'est mille par jour…"

Une par enfant croisé par son regard, lui, le père de trois petits parisiens, face à ceux-là qui ne bénéficieront jamais des mêmes chances que les siens.

 

Enfant indien

 

C'est le poids de l'Occident, si beau, si grand, devenu aux mains de l'argent une machine à broyer le reste du monde. Cet Occident nombriliste, qui lorsque qu'il part en guerre avec quelques un de ses voisins, en 1914 par exemple, la nomme sans honte "Guerre Mondiale", peut-être pour mieux faire passer la pillule d'un massacre de près de 19 millions de morts, dont l'origine est justifiée par un anarchiste terroriste qui assassine un couple d'aristocrates. Sérieusement ? Pour que ça prenne de telles proportions, il faut être un peu "tendu du slip", sivous me pardonnez cette expression triviale. On ne va pas se mentir, le commerce de la guerre n'est pas une entreprise philanthropique et les sociétés d'armement des associations à but non lucratifs : ce sont les seules à avoir gagné quelque chose dans cette première guerre, qui a bien planté le décor de la seconde, tout aussi rentable.

Toutes les vies n'ont pas le même prix, et je sais de quoi je parle, moi qui y ai perdu un arrière grand-père, mort pour rien le premier jour des combats, laissant derrière lui une femme, deux enfants et leur vie marquée à jamais par le sceau de la tristesse et de l'injustice. Un traumatisme familial dont j'ai évidemment subi les effets, comme beaucoup d'autres dans le même cas.

Il n'est en aucune manière question de culpabiliser quiconque au sujet de notre actuelle position du "bon côté" du monde - position de moins en moins évidente tout de même - ce serait la pire chose à faire car on est bien assez culpabilisé comme ça depuis trop longtemps, depuis les pouvoirs religieux à la société de surconsommation, et il convient davantage de nous responsabiliser : en réalité, nous n'y sommes pour rien directement, car l'industrie n'écrit pas sur ses étiquettes le réel coût des choses. On est manipulé par la publicité dont le but est de créer des désirs et de les transformer en besoins vitaux dans notre cerveau reptilien, qui a entre autres pour fonction de les satisfaire… des méthodes de trafiquant de drogue, qui nous rendent dépendant et complices malgré nous d'un système qui semble avoir perdu toute moralité.

holy bible

Comment être sensible à la cause des deux tiers de la population mondiale qui souffre et se désespère, lorsque dans un pays aussi riche que le nôtre, l'année qui vient de s'écouler a vu beaucoup d'entre nous manifester en colère et risquer les blessures à cause de leur détresse ?

Ces pauvres gens qui ont tenu un an dans les rues chaque week-end, défiant des Storm Troopers anonymes, vêtus de noir ceux-là… par plaisir de mettre le bazar ? Par volonté de détruire la civilisation ? Il me semble que c'est exactement l'inverse : pour empêcher sa déliquescence qui se profile à grands pas.

Pendant ce temps, bien au chaud sous les feux de la rampe, certains "journalistes", toujours les mêmes - dont la fatuité semble inverserment proportionnelle à leur capacité d'empathie - les insultaient et les diffamaient avec la condescendance de ceux qui savent, mais qui ne font jamais rien, à part déshonorer leur profession et ne surtout jamais mordre la main nourricière des patrons de ces media, désormais, secret de polichinelle, quasiment tous aux mains d'intérêts privés… et ce dans l'indifférence d'un gouvernement qui ressemble davantage au conseil d'administration d'une banque qu'on dirait tenue par des Thénardiers en costumes en trois pièces, servant prioritairement leurs intérêts, qu'à des "élus" au service de notre démocratie et sincèrement mus par l'intérêt général. J'ai eu du mal à écrire la fin de cette phrase, aussi lourde que l'indignation est sourde.

Néanmoins, les pavés dans les vitrines, les têtes des politiques au bout de piques ne changeront rien tant qu'on ne se sera pas collectivement réformé de l'intérieur, car même si on ne nous laisse pas notre mot à dire sur les participants au casting, nous avons au final les gouvernants que nous méritons : s'il apparassait inadmissible au plus grand nombre qu'on puisse choisir des menteurs ou des tricheurs pour représenter notre pays, alors personne ne pourrait plus nous endormir avec de beaux discours destinés à faire vibrer notre fibre émotionnelle, pour mieux trahir ensuite les belles promesses de campagne, à tel point que cela ne nous choque même plus. Je ne sais pour quelle raison je pense subitement à la cage ouverte des cochons d'Inde de ma fille de laquelle elles n'essaient jamais de sortir… on parle bien d'Homo Sapiens, celui qui aurait parcouru la planète à pied ? On a été domestiqué, voilà la conclusion.

Cherchez bien : quel gouvernement a été à la hauteur de ses engagements ? Si on voulait définitivement nous dégoûter de la démocratie, on ne s'y prendrait pas autrement : que ces êtres éclairés prennent donc conscience des conséquences de leurs actes, car s'ils ne sont pas capable a minima d'un tel exercice, à part nous faire sombrer, ils n'ont strictement rien à faire aux manettes. C'est pour ça que la politique ne m'intéresse absolument pas, je trouve ses spectacles un peu surfaits, répétitifs et attendus et les comédiens jouent de plus en plus faux, la palme revenant à notre Président - non, je ne parle pas du fromage conçu par un ingénieur chimiste. Ils ont eu beau ajouter de l'action dans cette nouvelle saison, l'intrigue est de plus en plus nulle.

Agir de l'intérieur, en chacun de nous, est la plus belle des révolutions possible et la seule à mon sens qui puisse être pacifique et efficace, en ces temps où tout le monde donne son avis sur tout, où notre pays compte des dizaines de milliers d'experts sur les réseaux sociaux, en à peu près toutes les matières. Elle exige un gros travail personnel car je suis désolé de vous le dire, mais personne - Messie, Confédération Intergalactique, Êtres de lumière, Science ou Nature - ne va faire le boulot à notre place. Je ne veux pas offusquer les croyants : je respecte les religions et ceux qui ont la foi, mais j'ai beaucoup de mal avec leurs leaders et leurs suiveurs qui ne mettent pas en pratique les enseignements qu'ils prônent, à commencer par "tu ne tueras point"… il n'y a que dans les mauvaises tragédies grecques qu'un Dieu descend du ciel à la fin de la pièce pour régler tous les problèmes, ce qui n'est ni glorieux, ni valorisant pour les protagonistes que nous sommes.

Heureusement, des dizaines de milliers de projets positifs et concrets sont en cours actuellement sur la planète, et encore plus de gens se réunissent autour, proposant et amenant des solutions déjà testées depuis des décennies ou redécouvertes, en harmonie avec la vie et qui ont le potentiel de créer le monde de demain, celui que nous espérons tous, le seul viable pour une humanité pérenne et durable, où il fera bon vivre pour tous.

Je n'imaginais pas ainsi ma carrière de réalisateur, avant de croiser la route de ce sujet, parsemé d'embuches, de manipulateurs et de chausse-trappes, qui m'ont valu un procès fleuve au TGI et d'incessantes campagnes de calomnie par des gens qui ne me connaissent pas davantage que mon parcours. Alors qu'apercevant le génie humain à l'oeuvre derrière de si majestueuses réalisations, salies par des hypothèses si honteusement peu crédibles pour les gens des métiers de la construction et de la taille de pierre, mais tant martelées jusqu'à écoeurement depuis les classes primaires, qu'il n'est pas évident du tout de donner son avis sans se faire attaquer par une horde aux abois - qui est à la science ce que Daesh est à l'Islam - et dont on peine à comprendre les motivations contradictoires qui l'anime et surtout la violence de sa réaction. Faites un Google sur mon nom et on en reparle !

Si je le relève, ça ne m'affecte pas, car ce sujet a profondément changé mon regard sur le monde, et c'est ce que je tente de vous communiquer par mon travail : ce regard simple et pragmatique de nos anciens, dont je souhaitais également vous parler plus en profondeur lors de cette tournée de conférences de mars/avril, reportée à une période plus propice.

Rien que ces réalisations, comme toute architecture, en disent long sur la personnalité et la philosophie de leurs géniaux auteurs, renvoyant la nôtre à sa vanité : que produit-elle de grand et de beau, qui pourra un jour faire dire à nos descendants, si toutefois on n'a pas mis le feu à la maison : "Wow, ces petits humains du 21 siècle étaient extraordinaires !".

Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit qu'ils n'auront pas exactement ces mots en ayant à gérer ne seraient-ce que les effets de nos poubelles de déchets toxiques et nucléaires - en pleine pandémie, un feu se rapproche d'ailleurs dangereusement de Tchernobyl à l'heure où j'écris - et peut-être à rétablir l'équilibre d'une nature multi millionnaire - en années - que l'on parait s'acharner à rompre le plus rapidement et le plus brutalement possible.

Ironie du sort, une des applications pratiques des géopolymères pourrait justement être de faire des coffrages pour ces déchets résistant davantage aux ravages du temps, où quand l'étude du passé permet de résoudre de manière pratique des problèmes, pour un avenir meilleur… Pour parenthèse, les géopolymères ont été mis au point par le Professeur Joseph Davidovits, accusé publiquement de souffrir de "troubles mentaux" par l'archéologue du CNRS Jean-Pierre Adam… Dans ce jeu de bataille archéologique, qu'il pratique avec tous ceux qui ne pensent pas comme lui, j'ai eu la chance de piocher la plus belle carte, sorte de joker : "fait secrètement la promotion de la race supérieure des nazis dans ses films". Des Nazis, un archéologue, oh mon Dieu, je suis dans Indiana Jones et les Aventuriers de l'Arche Perdue !!!

Mieux vaut en rire. Il ne fait pas bon marcher sur les plates-bandes de l'archéologie ou de l'égyptologie et ce n'est hélas pas le seul exemple, demandez donc à Érik Gonthier de vous en parler. Alors que le Pr Davidovits a seulement tenté de trouver une explication rationnelle à l'assemblage précis de blocs aux formes complexes de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, qu'on voit sur le site de Gizeh. Ce qu'il n'a pas pu faire officiellement, vu qu'on ne l'a jamais laissé procéder à des analyses aux endroits où il faudrait, car ceux qui détiennent les clés du temple ne laissent rentrer que les fidèles.

Ce complexe du "petit chef" qu'on se retrouve ailleurs, sorte de virus de la pensée qui gangrène toutes les couches de notre société - l'esprit "académicard" comme le nomme Idriss Aberkane, qui en prend copieusement pour son grade lui aussi - pourrit littéralement la science en calcifiant les cervelles, à tel point que le géopolymère serait le reflet d'un trouble mental, tandis que le transport de blocs de 1500 tonnes à Baalbek au Liban sur une pente montante avec des grosses cordes, trois poulies et quelques poignées d'hommes dévoués en slip - chacun ses fantasmes - serait l'explication censée clôturer tout débat. "Chacun voit midi à sa porte", comme disait ma grand-mère avec raison.

 

documentaire, hypothese transport bloc de plusieurs tonnes

 
‍Image extraite d'un documentaire dans lequel Jean-Pierre Adam présente l'hypothèse censée clore définitivement tout débat au sujet du transport de plusieurs blocs d'environ 1500 tonnes, dont l'un d'eux ci-dessous a été abandonné sur le chemin :
 

baalbek 845

 

Et pourtant, ces chefs-d'oeuvre nous enseignent, lorsqu'on prend la peine de les considérer avec humilité, chefs-d'oeuvres qu'on n'a même pas jugé utile de reproduire car on n'en voit absolument pas l'utilité. Mais quel grands projets l'Humanité développe-t-elle ? On a quasi abandonné les programmes spatiaux, qui semblent s'orienter vers des sortes de tour operator pour milliardaires et on préfère bâtir de grands stades pour les J.O. - plutôt que des hôpitaux - ou dépenser des milliards pour envoyer des satellites en orbite pour la 5G - pour rester dans les sujets brûlants - qui perturbent les observations des astronomes et risquent même de compromettre la sortie de fusées dans l'espace dans notre futur (merci mon fils pour ces infos). Rien de grave, rassurez-vous, quand nos descendants en auront terminé avec les dechets toxiques et nucléaires enfouis sous terre, puis nettoyé le fond des océans, ils pourront également passer un coup de serpillière dans l'atmosphère. Heureusement que la Terre n'est pas creuse, on sait de quoi elle serait remplie.

L'étonnant paradoxe archéologique est qu'on explique ces extraordinaires prouesses de notre passé, véritables miracles, par des ouvriers crédules, convaincus de travailler pour l'incarnation de dieux que seraient leurs rois, à notre époque où croire en quelque chose qui nous dépasserait, quoi que puisse être cette chose - la Nature, le Tout, l'Énergie, la Conscience Cosmique, le Grand Architecte de l'Univers, la Licorne Rose, etc. chacun y mettra ce qu'il voudra - fait de vous un crédule angoissé qui cherche à se rassurer : vu que personne n'a jamais réussi à démontrer l'existence ou la non-existence d'un ou des dieux, force est de constater qu'on y a sacrément perdu au change, car on ne voit même plus l'intérêt, dans notre monde façon Idiocracy - à voir d'URGENCE si vous ne l'avez pas vu - de faire de grandes et belles choses, qui inspirent et nous rendent fier(e)s d'être humain(e)s… c'est ça qui nous fait le plus défault : l'Humanité a perdu l'estime d'elle-même et pas besoin d'être psychologue pour savoir que c'est le début d'une dépression.

C'est probablement ainsi que 3,5 milliards d'années après l'énigmatique apparition de la vie sur Terre, on arrive à ce genre de spectacle, quand plus rien n'a de sens. :

 

black friday horror 

Les priorités ne sont plus les mêmes, et la recherche d'excellence si chère à nos tailleurs de pierre du passé ne trouve plus quasiment plus sa place que dans l'industrie du luxe, où l'artisanat populaire n'est plus réservée qu'à une minorité aisée.

Nous glissons lentement mais sûrement vers la "planète supermarché", horrible dictature économique de Rollerball, où l'Histoire a été effacée, où un sport ultra violent sert à démontrer la vanité de l'initiative individuelle, où l'amour a été banni tout autant que les guerres qui rapportaient tant mais n'ont plus aucune utilité, puisque la logique a été poussée à son paroxysme. Je préfère de loin mourir que cette vie de bétail équipé de coûteux smartphones.

Comme beaucoup d'entre nous, je me pose en cette période auprès des miens et je réfléchis, ce qui m'a donné envie de partager avec vous ce billet un peu particulier… J'ai le sentiment qu'il faut "se hâter lentement", comme le disaient les anciens, de freiner, car accélérer ainsi à fond vers un mur quand il n'y a plus personne au volant n'est probablement pas la meilleure des choses à faire pour espérer des jours meilleurs.

J'ai également eu envie de vous parler de l'utilité selon moi d'un projet comme BAM - que beaucoup d'entre vous ont déjà perçue - que ce soit ce film ou d'autres traitant du même sujet, par delà cette importante quête de mémoire perdue, raison pour laquelle je me bats tant pour lui, et qui résonne différemment dans ce moment particulier que nous traversons, particulièrement propice à l'introspection.

Avec du recul, je me suis aperçu que je n'étais pas arrivé par hasard à ce sujet, qui est naturellement venu s'inscrire dans une quête de réponse, alors que j'avais à peu près cet âge, démarrée par une simple question… une question bête que se posent un jour tous les enfants.

 

pat 845 

"POURQUOI EST-CE QUE LES ADULTES SE FONT LA GUERRE ALORS QU'ON GRONDE LES ENFANTS QUAND ILS SE TAPENT ?"

Ou autrement formulée, pourquoi ne vit-on pas en paix sur Terre ?
Voici la philosophie profonde de BAM.

La raison pour laquelle la paix ne règne pas est parce que plus personne ne la croit possible. Cette terrible pensée nous habite depuis si longtemps que nous avons fini par accepter l’inacceptable : perdre nos vies à les gagner, en courant dans un monde à pleine vitesse où la situation mondiale ne cesse de s’aggraver, malmenée par un système économique prédateur, bien plus dangereux qu’un virus, qui repose en majorité sur l’industrie de la guerre et l’exploitation d’énergies fossiles.

Tandis qu’Homos Sapiens existe depuis au moins 300 000 ans, l’Humanité se souvient péniblement de quelques millénaires, dans laquelle elle n’a cessé de se faire la guerre.

La peur nous aurait poussé à nous associer, et non l’amour, qui pour certains intellectuels aujourd’hui, ne serait même plus qu’un banal phénomène biochimique.

L’Histoire nous apprend ainsi que cette peur serait le seul moteur, depuis les tribus de chasseurs cueilleurs du Néolithique jusqu’aux mégalopoles modernes, la guerre intrinsèquement liée à la civilisation apparaissant dès lors comme une sorte de « mal nécessaire », car nous serions « trop nombreux », ou comme le dit froidement cet adage économique, parce que « rien de tel qu’une bonne guerre pour relancer l’économie ».

La désastreuse pratique des grandes religions nous a fait perdre le sens du sacré : Gaïa, la déesse mère des peuples qui vivaient en harmonie avec eux a été éclipsée par Dieu le père, le contrôle a remplacé l’amour et la foi s’est crispée en croyance.

Notre Histoire est en fait celle du film Avatar, mais avec une fin différente.

C’est sur ces bribes de mémoire guerrière que notre Humanité amnésique s’est construite, à tel point que cette idéologie dirige aujourd’hui notre économie mondiale, justifiant toutes sortes d’actes abjects - mais extraordinairement rentables - tout en nous laissant la désagréable impression qu’il en a toujours été ainsi et que rien ne changera donc jamais, car l’Humain serait un sauvage égoïste en costume trois pièces.

« L’Homme est un loup pour l’Homme » a dit Hobbes, prophète des économistes modernes qui ont perfidement détourné cette idée à leur profit. Pour Rousseau en revanche, la société pervertirait un humain foncièrement bon : c’est la thèse angélique du « bon sauvage ».

Par delà ces deux visions extrêmes, la nature, incarnation de la déesse mère de nos anciens, nous montre pourtant une troisième voie, où compétition et coopération trouvent harmonieusement leur place, où amour et beauté ne sont pas des marchandises, où excellence est le maître mot de l’accomplissement individuel et la condition sine qua non du bonheur planétaire ; c’est la seule manifestation utile de l’intelligence d'une espèce.

C’est de cette voie dont témoignent ces Bâtisseurs de l’Ancien Monde, à travers leurs oeuvres, belles, majestueuses et durables, incomprises par notre civilisation de créateurs de tours de bureaux, de parkings souterrains et de centres commerciaux.

En ces temps troubles, il m'apparaît urgent de nous réveiller et de recouvrer la mémoire, pour découvrir que nous sommes capables de grandes choses, et qu’un autre choix est possible : voici la philosophie profonde de BAM et la raison pour laquelle, maintenant plus que jamais, mieux comprendre notre passé nous aidera à mieux penser notre avenir.

 

oeil 845

 

Vu l'essor actuel autour de BAM, qui va sortir dans les prochaines semaines dans plus de 60 pays, je ne doute pas que vous allez en entendre parler autour de vous dans les prochains jours ou les prochaines semaines, peut-être même par une personne que vous n'auriez jamais imaginée s'intéresser à un tel sujet.

C'est bon signe, ça veut dire que les temps changent et que l'humain se réveille. Tout est possible et dépend du choix que chacun de nous fera, en son âme et conscience, entre intérêt personnel et intérêt général, entre la peur et l'amour. Personne ne décidera pour nous, c'est nous qui créeront ce monde qu'on nous a tant promis, mais jamais proposé.

Merci de m'avoir lu et d'avoir croisé un jour la route de ce projet,
prenez soin de vous !

Fraternellement,
Patrice


Source et liens

Crédits photos : NC


À propos

Quand on est un chercheur de vérité, ouvrir les yeux sur l'univers dans lequel vit l'humanité est souvent terrible, mais réserve aussi de belles découvertes. Je me suis toujours senti impliqué dans une démarche que je ne pouvait expliquer, en ceci je remercie tous les travailleurs de lumière pour les messages d'amour et de paix qui ont fait écho à ces questions longtemps sans réponses. Quand on parle de reconnexion, il ne s'agit bien évidemment pas d'internet, mais ça vous l'avez déjà compris ...

Citations

  • La légende du Colibri. Je fais ma part !
  • La vérité
  • Les marques
  • Les lois
  • Le gratuit
  • Ignorance
  • L'alimentaire
  • Amérindiens