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Sabotage de la gestion de crise Covid par l’exécutif

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Pour avoir suivi de près les manipulations du gouverne-ment sur des médias alternatifs comme mediapart, mais aussi les publications sur internet de médias locaux, en vérifiant toujours la source de l'info ou les textes cités ... Allez vous informer sur ce site coroinfo.wordpress.com, c'est une compilation de références et de liens organisés chronologiquement sur la crise que nous vivons ... oui il y a eu manipulation, oui les ficelles sont énormes, mais comme dit l'adage plus c'est gros, plus ça passe ! Moi je ne veut pas de ce futur sombre ... et vous ?

Sabotage de la gestion de crise Covid par l’exécutif: éléments factuels

A chaque étape de cette gestion de crise, la France a été en retard. On pourrait parler d’incompétence si, devant la réalité, le gouvernement avait agi immédiatement. Or dans de nombreux volets de cette crise, on constate que les décisions prises ont réduit les chances de répondre efficacement à l’urgence.

macron gesticulation

Si l’exécutif a empêché la France de se protéger correctement contre le virus, elle a en revanche pris un grand nombre de décisions impactant nos libertés, faisant reculer le droit du travail comme jamais, et assurant les banques et la finance d’entrées d’argent frais alors que la crise traîne depuis des mois. La macronie n’aurait donc été nulle qu’en matière sanitaire? Ou est-ce que des objectifs qu’on ignore ont prédominé ?

Pour l’instant, focus sur la gestion de la crise sanitaire, et sur un certain nombre de décisions surprenantes.

A l’heure d’anticiper la crise…

Preuve que l’anticipation est possible, le 5 décembre 2019 le député LREM Michel Amiel (qui a quitté le parti début mars 2020) dépose une proposition de loi pour « renforcer la sécurité sanitaire, en améliorant la prévention à l’égard de maladies contagieuses et la prise en charge de personnes infectées ou exposées« , qui prévoit la quarantaine obligatoire (appelée « dispositif d’isolement contraint »), renforce le rôle des Agences Régionales de Santé… Elle a été adoptée le 5 février 2020 par le Sénat.

On a appris bien plus tard que Macron a été mis au courant dès le mois de décembre du risque sanitaire grave, par l’ambassadeur de France en Chine. Mais il ne s’est rien passé. Même les renseignements ont dit qu’ils n’avaient rien vu venir.

Le 13 janvier, Agnès Buzyn décide de classer l’hydroxychloroquine comme « substance vénéneuse« . Si bien qu’elle n’est plus en vente libre, et doit être prescrite sur ordonnance. Selon France Info, « Il s’agit de l’application d’une demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) validée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) en novembre 2019 « .

 

virus en chine en france le risque de propagation de ce virus est faible

Dès la fin janvier, l’Allemagne organise la production massive de tests de dépistage. Il ne se passe rien en France. Et le 20 janvier, Agnès Buzyn déclare même que « le risque de propagation depuis Wuhan est quasi nul. Le risque de propagation dans la population est très faible mais ne peut pas être exclu« . Deux jours plus tard, l’OMS confirme la transmission inter-humains et demande aux pays de détecter les cas, et en France les trois premiers cas sont signalés publiquement.

Fin janvier, Buzyn alerte le gouvernement que les élections ne pourront pas avoir lieu et que l’épidémie va arriver en France. Mais il ne se passe toujours rien.

Le gouvernement tient à rassurer sur les masques: Buzyn explique qu’on a « des dizaines de millions de masques en stock » et qu’on pourra les distribuer « aux personnes qui en auront besoin« . Il est donc « inutile » d’en acheter selon la ministre de la Santé. Nous sommes le 26 janvier, et toujours rien n’est fait pour anticiper une production massive de masques, et encore moins de tests.

Le 30 janvier, l’OMS annonce l’urgence internationale face au coronavirus. C’est à ce moment que sont rapatriés les français de Wuhan, par des militaires qui n’ont pas été mis quarantaine et ont seulement été invités à rester chez eux deux semaines. Des soupçons ont émergé, selon lesquels le virus aurait pu ainsi se propager.

Alors que tous les pays de l’espace Schengen ferment leurs frontières avec la Chine, la France maintient les liaisons aériennes après le 1er février. Le 3 février, Salomon, directeur général de la Santé, affirme qu’il n’y a « pas d’épidémie en France, même pas de chaîne de transmission dans notre pays et aucune circulation du virus sur le territoire«  et qu’ « Il n’y a donc aucune mesure particulière à prendre pour le grand public ». Il n’est donc toujours pas question de lancer la production de masques ni de tests.

2020 04 10 22 28 11 lhydroxychloroquine autorisc3a9e mais encadrc3a9e en traitement du covid 19 le huOr le même jour, l’OMS diffuse un document appelé « Préparation stratégique et plan de réponse : Tous les pays sont exposés au risque et doivent se préparer », qui insiste sur les approvisionnements et les chaînes logistiques, en particulier de matériels médicaux. L’OMS recommande aux pays qui ont des cas importés (notamment la France), de prévenir immédiatement les populations de la gravité de la maladie.

Le 12 février, l’Académie nationale française de pharmacie sonne l’alarme et rappelle que 80 % des principes actifs pharmaceutiques utilisés en Europe sont fabriqués hors de l’espace économique européen, surtout en Asie. Elle appelait à « relocaliser la production des matières premières pharmaceutiques » en urgence. Le 19 février, la France envoie 17 tonnes de matériel médical en Chine, dont des masques.

Le 25 février, les frontières ne sont toujours pas fermées bien que « l’épidémie est à nos portes ». Il dit qu’ « A ce stade, il n’y a pas lieu d’envisager la fermeture des frontières (…) Il n’y a aucun argument scientifique et médical aujourd’hui qui nous conduise à arrêter des événements collectifs comme le match de Ligue des champions, prévu mercredi entre Lyon et la Juventus de Turin« .

Le lendemain, Salomon  déclare devant la commission des affaires sociales du Sénat qu’il « n’y a pas de pénurie de masques en France« . Il a ainsi affirmé: « Il y a des stocks stratégiques importants détenus par Santé publique France sur les masques chirurgicaux. On n’a pas d’inquiétude. La seule chose, c’est qu’on attend ». Véran reprend le même discours le 3 mars: pas de pénurie de masques ni de gel hydroalcoolique, nous sommes prêts. 15 millions de masques ont été distribués d’abord au personnel soignant, 15 à 20 millions d’autres devaient suivre. Pourtant, le gouvernement, notamment Salomon, était au courant depuis 2018 que la France était en pénurie de masques. « Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, avait reçu dès 2018 une note l’informant que le stock d’Etat de masques était en grande partie périmé et insuffisant. En mai 2019, l’agence Santé publique France publiait un avis de médecins experts réclamant la constitution d’un stock d’un milliard de masques« , précise le magazine économique. 

A ce moment, on anticipe quand-même une crise sanitaire grave, puisque le 13 mars on annonce que « Des « cellules éthiques de soutien » devraient être mises en place dans les établissements pour aider les médecins obligés de choisir quels patients soigner en priorité si les services de réanimation étaient débordés par l’épidémie de coronavirus, selon les recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)« . Les rassemblements sont limités à 100 personnes le même jour.

 

 

Le 15 mars, le premier tour des municipales a lieu. Plusieurs maires et des assesseurs sont décédés du coronavirus après avoir été présents lors du premier tour des municipales, selon Radio France. Des cas identiques ont eu lieu dans les régions les plus touchées du pays.

Pendant la crise, l’urgence de ne rien faire

Le « confinement » est imposé le 16 mars, jour où l’OMS dit qu’il faut tester massivement les populations. Mais en France, rien ne se passe. On nous annonce alors « au moins deux semaines » de « confinement ». Pourtant, dès le lendemain, Bruno le Maire, ministre de l’économie, appelle tous les salariés dont l’entreprise n’est pas fermée à aller travailler.

Une cellule de crise interministérielle est mise en place, et tente notamment de trouver des masques, et le 21 mars elle en a 40 millions. Des contacts sont aussi pris par Bercy avec la filière mode et luxe pour produire des masques « grand public ».

 

2020 05 09 15 27 12 coronavirus quand lars conseille de laisser mourir le mc3a9dia operaDès le 19 mars, la pénurie de lits en réanimation est connue et l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France rédige une note sur la marche à suivre pour les médecins en matière de sélection des patients à l’entrée en réanimation. Selon cette note, les personnes âgées en EHPAD et unités de soins de longue durée sont considérées comme non-prioritaires pour l’accès en réanimation. Suite à cela, le nombre de patients âgés en réanimation a chuté drastiquement. Pourtant, on n’a toujours pas commencé à produire des respirateurs, ni à augmenter les places en réanimation.

Pour les masques, on nous explique pendant des semaines qu’il n’y a aucun problème. C’est seulement à partir du 21 mars, et alors que les médias parlent de « pénurie », que le gouvernement commence à annoncer les commandes de masques par millions, qui mettront des semaines à arriver. Véran annonce ainsi que 250 millions de masques ont été commandés mais pour les tests, un dépistage massif n’est pas à l’ordre du jour. On apprendra aussi que de 2017 à 2019, l’Etat a détruit une grande partie du stock de 616 millions de masques FFP2, qui était périmé. Une autre partie (75 millions) a été conservée in extremis, et 85 millions issus d’un autre stock ont été reconvertis en masques « grand public ». Le stock n’a jamais été renouvelé.

Les sanctions pour non respect du « confinement » ont été considérablement renforcées pendant les premiers jours, et le Parlement a été mis en veilleuse.

Au lieu d’autoriser la prescription de chloroquine par les médecins hors hôpital, l’INSERM lance fin mars une étude selon les standards scientifiques officiels, appelée Discovery, qui vise à évaluer les effets de la chloroquine, du remdesivir de Gilead, de la combinaison lopinavir et ritonavir et de la combinaison lopinavir, ritonavir et interféron beta. Les résultats devaient tomber en avril, puis fin avril, puis à la mi mai, alors que l’épidémie touche à sa fin.

 

discovery.jpegLe 25 mars, les cliniques privées demandent à être mobilisées pour les patients atteints de coronavirus. L’Etat leur a demandé de suspendre les interventions et de se tenir prêtes, mais alors que les hôpitaux publics sont saturés dans l’Est et en Ile-de-France, elles restent vides. Elles annoncent aussi pouvoir dépister gratuitement, mais manquent du matériel nécessaire: « Il manque des écouvillons, des réactifs, on ne peut même pas dépister la totalité de notre personnel soignant. On se demande comment c’est possible en France », expliquait le président de la Fédération de l’hospitalisation privée à France Bleu.

Un laboratoire d’Indre-et-Loire qui a proposé à l’Etat de réaliser 1000 tests par jour s’est vu opposer un refus par l’Etat. C’était le 26 mars, quand l’Allemagne réalisait 500.000 tests par semaine. pendant ce temps-là, c’est le carnage dans les maisons de retraite et dans les hôpitaux…

Selon Der Spiegel et plusieurs médias allemands, les personnes de plus de 75 ans ne sont plus placées sous respirateur en Alsace, on se contente de les mettre sous somnifères. D’autres ne sont même pas reçus en hospitalisation. Des médecins malades non protégés sont au contact des malades. Courrier International rapporte : « Des décisions qui témoignent de la gravité de la situation dans les hôpitaux alsaciens, submergés face à la pandémie et la pénurie de matériel. Et pourtant, il semblerait que “le triage – la sélection des patients ayant de meilleures chances de survie – soit depuis quelque temps à l’ordre du jour en Alsace”, déplore Die Welt. Interrogée par le journal, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin le regrette :Les patients de plus de 80 ans, de plus de 75, certains jours même de plus de 70 ans ne peuvent plus être intubés car nous manquons tout simplement de respirateurs. On ne le dit pas assez souvent, car non seulement nos voisins allemands, mais aussi les Français en dehors de l’Alsace n’ont pas encore conscience de la situation ici.”

 

volte face sur le port du masqueLe 27 mars, un décret encadre la prescription de chloroquine. Ce décret qui dit qu’on ne peut utiliser la chloroquine qu’en fin de traitement alors que normalement c’est au début qu’il faut l’utiliser, selon le Dr Raoult. Une étude sur 24 patients est lancée. Pour l’utiliser dès le début de la maladie, il faudrait tester les gens et ça n’est toujours pas envisagé. Selon Douste Blazy sur LCI, le décret a été changé à la dernière minute pour limiter l’utilisation aux cas sévères alors que la chloroquine n’est plus efficace pour ces patients. Le même jour, Véran dit qu’il ne veut pas utiliser la chloroquine maintenant parce qu’il ne veut « pas faire de pari sur la santé des français« . Il a aussi demandé « le déstockage de 36 millions de masques. Ça ne suffira pas sans doute à protéger tout le monde« , selon lui. Et 2 millions de tests de sérologie ont été commandés « pour avril ».

Le 28 mars, le Conseil d’Etat rejette 3 demandes de recours en référé :

  • Demande de mesures pour mise à disposition de matériel aux personnels de santé,
  • Demande de mesures pour production de masques, dépistage, administration hydroxychloroquine et azithromycine,
  • Demande de recommandation temporaire d’utilisation pour le Plaquenil


Le 30 mars, l’Etat refuse toujours de laisser les laboratoires médicaux faire des tests de la population. L’Académie Vétérinaire de France précisait aussi que « Les producteurs français de réactifs vétérinaires ont l’expertise du diagnostic des coronaviroses chez les animaux et la capacité de produire plusieurs centaines de milliers de tests virologiques et sérologiques par mois« . Il aurait donc été possible de produire les réactifs qui manquaient tant pour fabriquer les tests.

 

coronavirus la france revoit sa doctrine et commande deux milliards de masquesLe 31, macron annonce l’indépendance pour la fabrication de masques… d’ici à la fin 2020. Il affirme que fin avril on en aura produit 10 millions. Il en faut au moins 25 millions par jour. le gouvernement annonce aussi la mise en place d’un consortium de quatre industriels pour fabriquer des respirateurs. 10.000 machines sont attendues, et on s’apercevra plus tard que 8.500 sont inefficaces pour les patients atteints de coronavirus.

Un risque de « pénurie de médicaments » pour le traitement du coronavirus est évoqué le 1er avril. Cela, en Europe comme en France. Quelques jours plus tard, un décret autorise l’utilisation de médicaments vétérinaires.

Le débat sur les masques continue, et Salomon affirme depuis quelques jours que « Il a été scientifiquement confirmé que s’agissant du coronavirus COVID-19, les masques dit chirurgicaux ont une efficacité équivalente à celle des masques spécialisés« . Le lendemain, l’Académie de médecine recommande le port du masque obligatoire pour tout le monde. Après cela, Véran annonce qu’on change de « doctrine » sur les masques, jugés utiles le 4 avril.

Pourtant, Castaner impose le 9 avril aux maires qui ont rendu le port d’un masque obligatoire dans l’espace public deux jours plus tôt de retirer leurs arrêtés « pendant toute la période du confinement » . Les villes de Royan et Sceaux sont concernées, d’autres villes s’apprêtaient à le faire. Il affirme notamment, selon Le Figaro, que cela contreviendrait à «l’égalité territoriale», «parce que certaines communes peuvent avoir les moyens d’équiper l’ensemble de leur population en masques, quand d’autres ne l’auraient pas».

 

m. macron je suis infirmière et je ne me sacrifie pas cest vous qui me sacrifiezEn avril, des pharmaciens sont condamnés à de la prison avec sursis pour avoir vendu des masques, même sur prescription. Mais on apprendra début mai, c’est-à-dire à partir du moment où les grandes surfaces ont été autorisées à en vendre, qu’en fait il n’y avait pas d’interdiction aux pharmaciens de vendre des masques. Et le gouvernement s’est bien gardé de le rappeler.

Le 5 avril, le gouvernement autorise les laboratoires à réaliser des tests de coronavirus sous réquisition. L’objectif serait d’en réaliser 50.000 par jour « d’ici la fin avril ». On apprend aussi que les 2 milliards masques commandés à la Chine n’arriveront que fin juin, selon Jean-Yves Le Drian.

Début avril, alors qu’on passe la barre des 10.000 décès officiels, il n’y a toujours pas de protection pour le personnel médical, ni en EHPAD ni dans les hôpitaux. Quand du matériel arrive, comme les blouses, elles tombent en lambeaux. « Les hôpitaux font face à une pénurie de surblouses de protection d’une ampleur nationale. Les besoins actuels liés à la crise n’avaient pas été anticipés, ce qui oblige le personnel soignant à recourir à des sacs-poubelle, des blouses de désamiantage ou même à lancer ses ateliers couture« , explique Médiapart. Il n’y a plus de producteur de surblouses uniques en France. Selon la Direction générale de la santé (DGS), le ministère de la santé a commandé, fin mars, « plus de 5 millions de surblouses auprès de différents fournisseurs pour répondre aux besoins des soignants ». Ces commandes ont « vocation à constituer le stock national stratégique à partir duquel le ministère de la santé complète l’approvisionnement des établissements de santé, qui disposent de leur propre canal d’approvisionnement »

Vers le 7 avril, l’hôpital serait passé de 5.000 à 10.000 lits en réanimation, selon Philippe, qui affirme que les entrée en réanimation sont en baisse.

Le 11 avril, William Dab, ex directeur général de la Santé de 2003 à 2005, souligne que le gouvernement fait des choix surprenants : « La seule mesure de prévention est en réalité le confinement généralisé assorti de recommandations d’hygiène. Autrement dit, on fait peser sur la population la totalité des efforts de prévention« . Il ajoute : « On ne dit pas clairement à la population quand les masques et les tests arriveront. Si on ne le sait pas, il faut le dire. Aucun déconfinement n’est envisageable sans ces outils. De même, quand les soignants seront-ils enfin correctement protégés? On n’entend pas la réponse« .

 

Mi avril, le gouvernement annonce qu’il n’y aura pas de tests massifs de la population. Seuls ceux qui ont « des symptômes » seront testés. Des masques « grand

masques police

public » devraient être fournis ou vendus, ce n’est pas clair. Ces masques « lavables et réutilisables » sont actuellement en fabrication par plusieurs entreprises françaises. Pendant ce temps-là, les policiers ont toujours l’interdiction de porter des masques en permanence, et ne peuvent en sortir que face à quelqu’un qui est visiblement contaminé. Du coup, des syndicats de policiers ont sollicité les régions pour obtenir des masques. La Région Ile-de-France leur a fourni 50.000 masques chirurgicaux.

Jusqu’à la fin avril, le gouvernement a refusé d’envisager la relance de l’usine de masques de Plaintel, fermée en 2018. Il faut attendre la fin du mois d’avril, en effet, pour lancer une étude de faisabilité, et conclure que la production pourrait être relancée pour la fin 2020. Par ailleurs, les chiffres annoncés par le gouvernement sur les commandes de masques sont faux, selon une enquête de Médiapart. La majorité ont été commandés par des régions et des entreprises.

Fin avril, les soignants ne sont toujours pas équipés correctement, mais les entreprises sont parvenues à équiper leurs salariés, y compris avec des masques FFP2, et les grandes surfaces ont de quoi en vendre massivement. Mais, le prix des « masques grand public » ne sera pas plafonné et les prix s’envolent, empêchant les plus précaires de s’en fournir. Quant aux FFP qui coûtaient 7 centimes l’unité avant la crise, ils sont plafonnés à 95 centimes.

 

ehpadEn matière de tests, une campagne de dépistage est annoncée officiellement à la mi avril, mais le personnel des EHPAD s’interroge sur les critères restrictifs pour réaliser les tests.

Le Conseil d’Etat ne s’en émeut pas : le 16 avril, il a rejeté la requête de plusieurs syndicats demandant de tester les personnes en EHPAD et le personnel quand une forte contamination a été identifiée dans la résidence. « « L’Etat fait déjà beaucoup et n’aurait pas les moyens de faire plus » C‘est en résumé la décision du Conseil d’Etat concernant les Ehpad rendue publique ce jeudi. La haute juridiction administrative a rejeté le recours déposé par plusieurs syndicats. Ceux-ci demandaient au gouvernement de renforcer les mesures sanitaires dans ces résidences où au moins 6524 personnes sont décédées du Covid-19« , relate Le ParisiC’est seulement le 18 avril qu’on annonce le développement d’un kit de dépistage rapide au CHU de Caen, qui devait entrer en phase d’étude clinique. Pour les masques, la production est passée de 4 à 8 millions par semaine, a annoncé Philippe le 19 avril.
Et fin avril, la France est toujours en retard pour réaliser les tests sur la population, et cela depuis le début du « confinement ». Pourtant, un chercheur généticien de Lille qui a proposé aux autorités de produire des tests de détection pour le coronavirus, n’a jamais obtenu l’autorisation. Philippe Froguel, à la tête d’un laboratoire public du CHRU de Lille qui pratique des tests pour la grippe et le coronavirus depuis des dizaines d’années, expliquait alors à France Inter : « On m’a répondu qu’il fallait respecter les procédures, et que je n’avais pas le droit de le faire », et que seuls les biologistes pouvaient les réaliser. Ceci, alors que la France est clairement en pénurie de tests.

 

Le gouvernement a attendu la fin mars pour nommer un responsable chargé d’évaluer la capacité à produire des tests. Mais après quelques semaines, c’est un cabinet de conseil américain, Bain & Company qui a été chargé de réaliser cet audit. Le même cabinet a été chargé de préparer toute la stratégie de dépistage de la France. Marianne, qui relate cette mission, conclut : « Interrogé sur les modalités du recours à ce cabinet, le ministère explique que « Bain intervient pro bono, donc gratuitement et sans aucune contrepartie ». Bain saura en tout cas faire valoir cette première expérience pour décrocher des contrats futurs. Et confirmer un peu plus l’impuissance de l’Etat à exercer ses missions…« .marc dubuisson croque l'actu extra 7sur7.be

Et puis, afin de pallier à la pénurie de médicaments, un message du gouvernement aux pharmaciens annonce le 27 avril la réquisition par l’Etat de médicaments destinés à la réanimation. Ce qui signifie que ces médicaments ne seront plus accessibles aux médecins de ville qui doivent les prescrire à leurs patients, par exemple ceux qui sont atteints de cancers. Là encore, l’anticipation n’a pas eu lieu. La Croix explique par exemple : « En Île-de-France, l’Agence régionale de santé n’a commencé à recenser les pénuries de médicaments auprès des hôpitaux que le week-end du 1er avril« . 

Lutte contre les traitements efficaces

Plusieurs traitements ont été testés par des médecins, avec succès. Outre le traitement du Pr Raoult, il y a par exemple:

  • Coronavirus un médecin mosellan constate l'efficacitcé d'un protocole à base d'azithromycineA Vannes, l’hôpital a testé avec succès l’oxygénation des patients atteints de cas de coronavirus, y compris graves, ce qui a évité de devoir intuber les patients ainsi que la surcharge du service de réanimation. 
  • L’essai clinique d’une solution issue du sang d’un ver marin, développée par Hermarina, une start-up Bretonne, est stoppé au dernier moment. Il devait avoir lieu au AP-HP, mais a été annulé en raison, selon le gouvernement, de tests négatifs sur des porcs. Selon Médiapart, « La société Hemarina assure que l’étude de 2011, au cours de laquelle des porcs avaient été victimes d’« un modèle particulier de choc hémorragique létal », « portait sur un produit non pharmaceutique totalement différent du produit actuel », baptisé M101« .
  • Trois médecins de Moselle ont testé avec succès un traitement à base d’azithromycine, sans chloroquine: « On a réfléchi ensemble à des alternatives thérapeutiques en se disant que par rapport à l’hydroxychloroquine, on allait rester prudent. Le professeur Raoult parle d’une association entre l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. Or, ce dernier médicament (…) stimule une réaction antivirale alors que ce n’est pas un antiviral, et il a une action anti-inflammatoire pulmonaire ». Le journal L’Est Républicain précise : « À l’azithromycine, Jean-Jacques Erbstein a allié le Singulair, une molécule utilisée dans le traitement de l’asthme pour son action anti-inflammatoire. « Ensuite, on a pensé à incorporer du zinc dans le protocole pour renforcer l’action de l’azithromycine », poursuit le médecin. Puis, en dernier lieu, afin de juguler les complications de type phlébite et embolie pulmonaire, il a été ajouté au protocole une injection quotidienne d’un anticoagulant, l’héparine, à « dose préventive ». » Le médecin ajoute que depuis qu’ils appliquent ce traitement ds le début de la maladie, il n’y a plus eu d’hospitalisation.

raoult prone lutilisation de la chloroquine marseilleLe Conseil de l’Ordre des médecins, une institution créée sous Vichy, n’a pas accepté que des médecins obtiennent des résultats avec des traitements alternatifs: le 23 avril il demande à une vingtaine de médecins de se taire et de cesser leurs protocoles. Le conseil précisait avoir « informé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de ces protocoles qui s’inscrivent en dehors de la législation en vigueur et en tirera, le cas échéant, les conséquences« .

On peut ajouter à ce volet que les personnes âgées ne sont pas prioritaires pour accéder aux soins hospitaliers, mais que l’Etat a autorisé qu’on leur prescrive du Rivotril, c’est-à-dire qu’on leur donne un sédatif contre indiqué en cas de détresse respiratoire, ce qui revient à les euthanasier. Pour en savoir plus, il y a un article complet ICI.

Les personnes handicapées sont aussi écartées des soins. Le 5 avril, des associations impliquées auprès des personnes handicapées, regroupées dans le Collectif Handicaps, dénoncent l’inéquité d’accès aux soins dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. Le collectif souligne notamment que « Au lieu de déboucher sur une attention et des soins renforcés, les critères médicaux de vulnérabilité au Covid-19 risquent de devenir à l’inverse des critères d’exclusion des soins« .

les questions éthiques que soulève la prescription du rivotril

La volonté de maintenir le Rivotril a été confirmée par le Conseil d’Etat le 15 avril. La requête du Syndicat de Jeunes médecins auprès du conseil d’Etat contre l’autorisation de prescription du Rivotril, « un puissant sédatif », aux patients atteints de coronavirus a été rejetée. « Les requérants souhaitaient qu’une circulaire rappelle que l’administration de ce médicament respecte la loi Claeys-Leonetti, qui régit les droits des malades en fin de vie. Ce texte de référence prévoit notamment la recherche du recueil du consentement du patient, la consultation de ses proches et la collégialité de la décision médicale« , rapporte Le Télégramme.

Un article paru dans Le Canard Enchaîné le 22 avril revenait sur une circulaire du 19 mars limitant l’admission en réanimation des personnes considérées -le temps de la crise sanitaire- comme trop « fragiles ». Cette circulaire a été inspirée « par le souci de nombreux médecins d’éviter l’acharnement thérapeutique et les souffrances inutiles comme par la crainte de manquer de lits pour les patients plus jeunes« , et elle semble avoir été appliquée « de manière un peu trop systématique« . Un recensement de l’Assistance publique de Paris est cité : « Le 21 mars -juste après la sortie de la circulaire – 19% des patients placés en réanimation étaient âgés de plus de 75 ans. Le 5 avril, au plus fort de l’épidémie, ils n’étaient plus que 7%! » . Le taux de personnes âgées placées en réanimation dans les régions les plus touchées est également inférieur à celui des autres régions.

Vers le « déconfinement »

coronavirus le déconfinement le 11 mai n'est pas une certitude mais un objectifLes choix réalisés en matière de « déconfinement » manquent aussi de cohérence. Ainsi, Macron a annoncé la rouverture des écoles dès le 11 mai, alors que le Conseil Scientifique avait recommandé au gouvernement de ne pas rouvrir les établissements scolaires avant le mois de septembre. Il a qualifié l’annonce du gouvernement de rouvrir à partir du 11 mai de « décision politique« .

Il n’est toujours pas question de tests massifs de la population, mais l’isolement des personnes contaminées est un point essentiel du « plan de déconfinement ». Et comme on n’a pas de tests, ce critère a été écarté en l’espace de 24 h pour évaluer le niveau de déconfinement des départements. Pour déterminer le niveau de « confinement » des départements les deux critères restants sont: la « circulation active du coronavirus » (au lieu des nouveaux cas de contamination) et les tensions en réanimation dans les hôpitaux, c’est-à-dire les capacités d’accueil des hôpitaux.

Le gouvernement prévoit aussi de faire travailler le personnel médical, même contaminé par le coronavirus. Dans certains hôpitaux, on estime que 10% du personnel est contaminé.

Tout cela n’est qu’une question de choix… Dans une interview par Bastamag, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm et spécialiste des questions de santé au travail, explique : « pour les maladies infectieuses, il faut dépister, isoler et traiter, on sait cela depuis très longtemps (…) La carence de réactifs, qui manqueraient selon le gouvernement pour fabriquer des tests, est une explication qui ne me satisfait pas. Nos dirigeants avancent là une raison technique, alors qu’ils ont clairement fait un choix stratégique : le choix de ne pas tester. Les laboratoires privés et les laboratoires vétérinaires ont dit très tôt qu’ils pouvaient se mobiliser pour fabriquer des tests. L’État aurait aussi pu réquisitionner Sanofi et d’autres entreprises pharmaceutiques. On aurait eu très rapidement les millions de tests dont nous avons aujourd’hui tellement besoin, notamment pour protéger nos soignants« .

Avant même le début du « déconfinement », macron a annoncé qu’un nouveau « confinement » serait imposé si le virus se répand de nouveau. On peut s’interroger: sans tests ni masques, sans moyens pour les hôpitaux, n’a-t-on pas tout fait pour que ce nouveau « confinement » soit inévitable?


Ahiga.

Source et liens

Crédits photos : NC


À propos

Quand on est un chercheur de vérité, ouvrir les yeux sur l'univers dans lequel vit l'humanité est souvent terrible, mais réserve aussi de belles découvertes. Je me suis toujours senti impliqué dans une démarche que je ne pouvait expliquer, en ceci je remercie tous les travailleurs de lumière pour les messages d'amour et de paix qui ont fait écho à ces questions longtemps sans réponses. Quand on parle de reconnexion, il ne s'agit bien évidemment pas d'internet, mais ça vous l'avez déjà compris ...

Citations

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